Historique

L’Académie de la Val d’Isère est née le 29 janvier 1865. Dès 1876, elle est reconnue d’utilité publique.

Elle a pour but de faire connaître le pays [la Tarentaise] en étudiant plus attentivement son histoire, ses monuments et ses richesses naturelles.

Comme la quasi-totalité des sociétés savantes du XIXème siècle, l’Académie se compose à l’origine uniquement d’hommes, en majorité membres du clergé. Elle est placée sous le patronage de saint François de Sales et sous la présidence d’honneur de Monseigneur Turinaz, évêque de Tarentaise. Sa devise est Deus et patria.

Le programme de l'Académie

Lieu de sociabilité et d’érudition, l’Académie se dote dès l’origine d’un vaste programme qui comprend alors douze thèmes : 

 

  • La géographie et la topographie.
  • L’histoire naturelle.
  • La religion.
  • L’archéologie.
  • L’hagiographie et la biographie.
  • L’instruction publique.
  • La fortune publique : l’économie.
  • L’état moral : les fêtes, les mœurs, les institutions.
  • La linguistique.
  • L’iconographie et la numismatique.
  • La paléographie et l’épigraphie.
  • La bibliographie.

Ses missions

Pour accomplir ses missions, l’Académie dispose d’une riche bibliothèque, conserve des archives privées et gère un musée d’histoire et d’archéologie. Par ailleurs, elle organise des conférences et sorties, et encourage la publication de travaux inédits.

En plus de 150 ans d’existence, l’Académie de la Val d’Isère a su évoluer à l’image de la société et s’ouvrir aux femmes – la bibliothèque leur devient accessible en 1940 – et à tous ceux qui poursuivent le même but qu’elle : mieux connaître l’histoire de la Tarentaise, partager ses connaissances, préserver et conserver les richesses historiques et patrimoniales de son territoire.

 

Enfin, l’Académie de la Val d’Isère est membre de l’Union des sociétés savantes de Savoie.

 

Pour aller plus loin : lire L’Académie de la Val d’Isère a 150 ans, par Lucienne Guillerme.

Le 29 janvier 1865, la fête de saint François de Sales réunissait au Grand-Séminaire de Moûtiers plusieurs ecclésiastiques voués à l’enseignement. Les œuvres du grand Evêque de Genève étaient le sujet de la conversation ; on se rappela qu’il fut le fondateur de la première société savante établie en deçà des Monts [l’Académie florimontane]. A ce propos, on revint sur un projet dont il avait été question en cette ville depuis bien des années, à savoir, la formation d’une société qui aurait pour but de faire connaître le pays en étudiant plus attentivement son histoire, ses monuments et ses richesses naturelles.

 

Premier volume du Recueil des mémoires et documents 

de l’Académie de la Val d’Isère, 1866.